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Frères Et Soeurs,

13 février 2007 21:21 | 0 commentaire

 

 

"Le soleil se lève et nous voilà encore en cette aurore de troisième
millénaire, spectateurs de nos échecs, acteurs de nos futurs. On avait pourtant juré et de Nuremberg à Sarajevo, rien n'a changé, juste la manière. Comme si l'humanité elle même s'infligeait sa propre sélection naturelle, comme si le sang nourrissait le progrès et le progrès le sang. C'est étrange, Internet est là mais y'a plus d'éducation et les symboles ont pris feu, sous des slogans de paix, la crise est née, sous des rêves d'amour, sida et latex ont enterré le Rock, aujourd'hui c'est Disco Zoo et dragés pour baiser.
Mais putain n'y-a-t'il rien à foutre ici que supporter le cul de cette société bien assise entre un restant d'humanité et un confort capitaliste que chacun serre dans sa main comme on sert le sein d'une nourrice?

Et puis la France... Un américain disait :"La France, ah oui, c'est le pays qui se range toujours du côté des vainqueurs", espèce d'inculte bâtard d'américain, t'avais bien raison.

J'en ai marre d'entendre les mêmes conneries à longueur d'ondes, la même merde qu'on livre par kilotonnes à des milliards de crétins qui n'ont pas le choix. Non la Terre n'est pas ronde, elle est carrée, câblée, et nos coeurs avec. Et puis les extrêmes montent et puis les gens ne lisent plus, la violence devient une communication et la réflexion meurt sous les milliers d'assauts quotidiens que nous livrent les Microsoft et autres fascistes de la communication.
Ah la "communication", quel grand mot.
Aujourd'hui le bruit rassure et le silence fait peur.
Ce soir, je viens de te laisser un message pas très joyeux car ce soir... c'est la fin d'une histoire d'amour, en tout cas la fin physique... les êtres aimés des Dieux meurent jeunes.
Au moins les lettres ont plus le parfum des souvenirs et des coeurs que les conversations de nos portables.
Quand je regarde un peu en arrière, j'ai le sentiment d'un jour et d'une nuit qui se sont croisés sans jamais vraiment accoucher du crépuscule ou de l'aurore qui font véritablement la beauté de la lumière, et des ténèbres.Un jour...
Posée comme une étoile, y'a cette photo de toi, posée sur le bureau de cette chambre d'hôtel, cette photo que je n'ai pas mais que j'imagine. Mais ce n'est pas toi qui me manques en fait il me manque celui que je fuis, je voudrais fuir ce que je connais, fuir ce qui nous appartient, fuir ce que j'aime, je voudrais m'en aller vers un endroit. Mais Dieu que c'est dur d'avoir vingt et un ans tout seul et j'ai mal à la tête et à l'univers entier, et putain que c'est bon d'aller vite car nos jours sont comptés chère soeur d'aventure, car nos jours sont comptés cher frère de luxure, et le décompte va vite.
La nuit est si belle ce soir. Il pleut et le chuchotement des gouttes berce un monde qui s'endort.
C'est Dieu qui pleure ! C'est Dieu qui pleure ! Au moins nous ne sommes pas seuls. Finalement c'est un peu ça, le ciel est le vrai compagnon de larmes, c'est un peu triste mais c'est déjà ça.

A nous

Damien"


Ma peur...

9 février 2007 10:45 | 0 commentaire

 



On était sur l'autoroute. Étant penchés en avant, le vent nous tirait vers le bas. Le sol défilait de plus en plus vite. Les larmes coulaient toutes seules. Le bruit du moteur grondait. Mes mains qui étaient agrippées à lui, commencèrent à s'endormir. Je ne pouvais pas percevoir la couleur des voitures qu'on avait dépassé à la vitesse lumière. Au plus l'aiguille du compteur montait, en moi naissait la joie de battre un record, une sensation de liberté cachée par la peur qui grandissait. Ce n'était pas la première fois qu'il poussait sa bécane de la sorte... Réputée pour être un monstre de la route. On aurait dit qu'elle défiait le temps, la route et son chauffeur. Un moment venu, je sentais son corps se crisper... ce qui n'était pas son habitude... le bruit de la moto changea. Pourtant l'allure ne descendit pas. Dans un tournant une voiture nous avait surpris. Le cri des freins portant mon vol plané jusqu'à ce que j’aie touché terre. C'est a ce moment la que j’ai vraiment comprit ce qu'était la peur... celle de trouver mon père étendus un peu plus loin. Quelques secondes passèrent...et des gens discutaient au dessus de mon corps toujours étendu à terre.
"Un accident de moto", disaient-il.... la voiture aurait pris la fuite

"l'homme est gravement blessé, la petite fille est inconsciente."